Depuis le 1er juin 2022, un ancien cancer ou une hépatite C guérie n'ont plus à être déclarés 5 ans après la fin du traitement, sans rechute.
Le droit à l'oubli permet de ne pas déclarer un ancien cancer ou une hépatite virale C à l'assureur emprunteur. La loi Lemoine a ramené le délai de 10 à 5 ans après la fin du protocole thérapeutique, sans rechute pendant cette période. Une fois le délai passé, l'assureur ne peut ni demander d'information sur cette maladie, ni appliquer de surprime ou d'exclusion à ce titre.
Avant 2022, le délai était de 10 ans après la fin du protocole thérapeutique, sauf pour les cancers diagnostiqués avant 21 ans (5 ans depuis la convention AERAS de 2020). La loi Lemoine a fixé le délai à 5 ans pour tous les cancers et pour l'hépatite virale C, quel que soit l'âge au diagnostic.
Le délai court à partir de la fin du protocole thérapeutique : la fin des traitements actifs (chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie), et non la date du diagnostic. Il ne doit pas y avoir eu de rechute pendant les 5 ans. Les règles exactes, notamment pour certains traitements de longue durée, sont précisées par la convention AERAS : en cas de doute, demandez à votre médecin la date de fin de protocole retenue.
Les autres pathologies ne relèvent pas du droit à l'oubli. Pour certaines, la grille de référence de la convention AERAS permet d'être assuré au tarif normal ou avec des conditions encadrées après un certain délai. Les autres sont examinées au cas par cas, et la convention prévoit un réexamen des dossiers refusés.
Indépendamment du droit à l'oubli, la loi Lemoine supprime le questionnaire de santé quand la part assurée sur l'ensemble de vos prêts immobiliers ne dépasse pas 200 000 € par personne et que le prêt se termine avant vos 60 ans. Dans ce cas, aucune information médicale n'est demandée.
Article informatif. Vérifiez l'immatriculation ORIAS et le statut de disponibilité du produit avant toute démarche.
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